1865-1873 : Le centre bourg est complètement modifié.

Le bourg de Plouhinec vers 1865 (Dessin Jo Le Floch)
Le bourg de Plouhinec vers 1865 (Dessin Jo Le Floch)

 

 

A l'origine, il y avait 3 édifices religieux pratiquement contigus, au bourg de Plouhinec.

 

 

Les 2 premiers, l'église paroissiale St-Pierre et St-Paul et la chapelle Notre Dame de Grâce se trouvaient dans l'enclos paroissial, entourés du cimetière.

 

En dehors de cet enclos, il y avait la Chapelle de St-Avit, qui se situait au Nord de l'église actuelle. Elle fut vendue, surélevée et transformée en maison d'habitation.

 

En 1846, le recteur, l'abbé Jean Pocreau, fit construire la tour actuelle. Le chantier durera 12 ans.

 

En 1863, à peine nommé à Plouhinec, l'abbé Jean Fauchat, recteur, demande au Conseil de Fabrique d'envisager la construction d'une église plus grande pour accueillir les fidèles.

En 1867, une souscription est lancée pour la construction de l'église.

En  juillet 1869, la décision est prise, le marché est signé pour un montant total de 160 000 F, le maitre d'œuvre est choisi : ce sera Théodore Maignant, architecte-entrepreneur  de St-Brieuc.

Le 1er septembre 1869, vont débuter les travaux.

4 ans plus tard, Mgr Bécel, évêque de vannes viendra bénir et inaugurer en grande pompe la nouvelle église : ce sera le dimanche 15 octobre 1873.

Quoiqu'inachevée, elle sera mise à disposition du culte à partir de cette date.

Bancs, boiseries, confessionnaux et chaire à prêcher seront installés plus tard.


L'homme qui est à l'origine de cette construction

Plaque en mémoire de Jean Fauchat dans l'église de Plouhinec
Plaque en mémoire de Jean Fauchat dans l'église de Plouhinec


 

Jean Fauchat arrive à Plouhinec en 1863. Il a 47 ans.

Il est né à Le Palais (Belle-Ile) en 1816 . Il restera recteur de Plouhinec jusqu'à sa mort en 1889,  soit 26 années.

Il est enterré à Plouhinec.

 

Ce recteur a réussi cette chose colossale qui est de construire une église aussi gigantesque à Plouhinec.

Bien sûr, à l'époque, le système social était différent de celui d'aujourd'hui, avec les lois sociales, les salaires, les congés... Mais force est de lui reconnaître une force de persuasion hors du commun et une confiance inébranlable en la Providence pour mener à bien une telle œuvre.

Des agriculteurs, pour les charrois, ont mis à disposition du chantier de M Maignant, quotidiennement, pendant toute la durée des travaux, hommes, chevaux et charrettes.

D'autres ont ouvert leur portefeuille, alors que d'autres familles accueillaient et nourrissaient les ouvriers du chantier.